Comparaison Burkina Faso – Suisse

Bureau

PRÉSENTATION DU BURKINA FASO ET COMPARAISON D’INDICES BURKINA FASO ET SUISSE

Intéressé à mieux connaître le B rkina Faso puisque j’y mène un projet d’aide aux étudiants des métiers de la santé je me suis dit qu’il était intéressant de comparer le 220/228 ème pays le plus pauvre du monde selon l’indice de développement humain de l’ONU avec la Suisse classée 9ème mais de fait 2ème après la Norvège si on exclu les 7 paradis fiscaux aux 7 premières places.

Voici donc un grand nombre de chiffres que j’ai trouvé intéressant de comparer entre les 2 pays. L’essentiel de ces chiffres viennent de l’office de la statistique du Burkina et de la Suisse, de la banque mondiale, de Wikipedia et de quelques publications.

Lorsqu’on regarde ces chiffres pour essayer de se représenter ce que cela signifie il faut toujours avoir à l’esprit que derrière ces chiffres se cache souvent beaucoup de souffrance et de difficultés pour ceux qui sont confrontés à ce que cela implique dans la vie quotidienne des gens. En comparant 2 pays aux extrêmes de la pauvreté et de la richesse on peut mieux réaliser la chance que nous avons de vivre en Suisse même si la vie n’est pas toujours facile et cela ne peut que donner envie de compatir un peu pour ce que vivent les habitants du Burkina et ce qui les attends dans les années à venir.

Le Burkina Faso est un pays enclavé situé au milieu de la région du Sahel en Afrique de l’Ouest. Avec des ressources naturelles limitées et un climat très variable, le Burkina Faso a du mal à assurer à sa population dense la sécurité alimentaire et des opportunités économiques, et 46% de la population se trouve sous le seuil de pauvreté. L’une des plus petites économies du monde, le Burkina Faso est profondément dépendant de l’agriculture, avec environ 80% de l’emploi lié à l’agriculture de subsistance, bien que les sols du pays soient largement dégradés. Lorsque les précipitations diminuent, que des tempêtes de poussière se produisent ou que la température monte en flèche, les réserves alimentaires et les rendements sont immédiatement affectés. Le Burkina Faso est sujet à des sécheresses chroniques, des inondations soudaines, des tempêtes de vent et des épidémies. Des mesures visant à améliorer la rétention d’eau et la résilience des cultures aux variations climatiques ont été lancées, mais elles restent locales et à petite échelle. La faible productivité agricole continue d’entraver la croissance du pays ; par conséquent, des efforts importants sont nécessaires pour accroître les capacités techniques, les prêts financiers, le stockage de l’eau, la diversification des cultures et la restauration des sols.

Le Burkina Faso connaît des températures élevées et des précipitations variables. Trois zones climatiques divisent le pays du nord au sud : la zone sahélienne au nord avec des précipitations inférieures à 600 millimètres par an (mm/an), la région soudano-sahélienne sur un plateau de savane (plateau Mossi) avec des précipitations de 600 à 900 mm/an et des températures légèrement plus fraîches, et la zone soudanienne plus humide au sud avec des précipitations moyennes entre 900 et 1200 mm/an. Chacune de ces zones connaît une saison humide et une saison sèche prononcées, la saison humide s’étendant sur une période de deux mois dans le nord et de six mois dans le sud.

La saison des pluies commence lentement à la fin du mois de mars ou au début du mois d’avril dans le sud-ouest, s’étend progressivement vers le centre du pays en mai et juin, et atteint l’extrémité nord en juin ou début juillet. La durée de la saison de croissance varie de moins de 60 jours dans le nord à 160 jours dans le sud, avec de grandes variations interannuelles. La saison sèche est influencée par les harmattans, ou vents secs d’est, qui apportent de l’air chaud au Burkina Faso de mars à mai. Des températures extrêmes se produisent, les moyennes mensuelles des températures maximales dépassant régulièrement les 35°C précédents, en particulier dans le nord. Le portail de connaissances sur le changement climatique (CCKP) soutient l’analyse des impacts climatiques à l’aide d’ensembles multi-modèles, car ils représentent la gamme et la distribution des résultats projetés les plus plausibles lorsqu’ils représentent les changements attendus.

Température
– Les températures à travers le Burkina Faso devraient augmenter de 3-4°C d’ici 2080-2099. Cela représente des augmentations de température nettement plus élevées que la moyenne mondiale.
– Les températures projetées augmenteront dans le nord à un taux relativement plus élevé que dans le sud et davantage pendant la saison humide que pendant la saison sèche.

Quelques chiffres 

Description Suisse Burkina Faso
Superficie 41.290 km² 274.220 km²
Nombre d'habitant 8, 85 millions 23,5 millions
Espérance de vie (hommes) 82 ans 58 ans
Espérance de vie (femmes) 85 ans 62 ans
Age moyen 44,2 ans 18,7 ans
Habitants au km² 215,3 84,0

Tableau comparatif

Catégorie Burkina Faso Suisse
COVID décès par million d’habitants (2020) 8.22 1,258.65
Taux d’homicides pour 100'000 habitants (2019) 1.25 0.59 %
CO₂ tonnes par habitant (2019) 0.18 4.57
Consommation GWh (2019) 1,760 56,353
Production GWh (2019) 1,182 68,186
Longueur du réseau routier (2017) 15,304 km 83,274 km
Autoroute 0 1,544 km
% de routes goudronnées (2017) 23.8 % 100 %
Longueur du réseau ferroviaire 517 km 5,196 km
Nombre de gares et d’arrêts 15 1,735
Aéroports nationaux 2 3
Aérodromes régionaux 10 11
Voitures de tourisme (2017/2020) 238,180 4,658,335
Motocycles (2017/2020) 2,329,400 771,586
Cyclomoteurs (2020) 228,811
Véhicules de transport de choses (2017/2020) 80,708 452,186
Mortalité par accident de la route (2016/2020) 31 224
Nombre d’avocats par 100'000 0.9 132
Nombre de médecin par 10'000 1 44
Nombre d’habitants par médecin (2019) 10,000 Ambulatoire : 489
Hospitalier : 574
Taux d’achèvement du primaire 62 % 99.6 %
% ménages éclairés à l’électricité (2018) 19 % 100 %
Population par centre de santé (2018) 9,662 habitants
Taux de mortalité infantile/1000 naissances vivantes (1960/2000/2019) 155.6
91
53.9
21.7
4.7
3.6
Mortalité maternelle à l’accouchement/100,000 (1998/2017) 484
320
5